17.05.2007

Vocabulaire pour Julien et alii...

A- ARMEE

 Legati, principales
 Légion
 Tribun
 Socii
 Foedus
 Droit de provocatio
 Imperatores
 Negociatores
 Poliorcétique



B- SOCIETE ET CITOYENNETE

 Munera, ludus
 Optimates, nobilates, populares
 Homines novi, homo novus
 Equites, eques romanus, equo publico, publica
 Provocatio ad populum
 Optimo jure
 Sine suffragio
 Ius honorum / ius suffragii, proletarii,
 Libertus, liberti, familia rustica, ergastule
 dominus
 Cives, civis (singulier du précédent)
 Luxuria / mos maiorum
 Otium
 Libertas, eleutheria
 Frumentatio, plèbe frumentaire (plebs frumentaria), frumentarii
 Humiliores, plèbe rurale
 Familia urbana
 Client, patron, obligations du client (salutation matinale, dot, obsequium, operae)
 Patron=pater, sportule


C- INSTITUTIONS

 Sénat, sénateur, aerarium Saturni, legati, interrogatio, pedarii, templum, auctoritas, ordo senatorius
 Censeur, lectio, nota, dignitas, census
 Consul, consulat, proconsulat, cum imperio
 Imperium
 Edile, préteur, questeur, décurion
 Res publica
 Populus romanus
 Comices centuriates, comices tributes
 Duoviri, trimviri
 Summa honoraria
 pomerium

D- ORGANISATION DE L´EMPIRE

 Province
 Gouverneur (officium, ius gladii, conventus, consilium
 Colonie
 Oppidum, oppida
 Triomphe orbi universo en -61 (Pompée, cf cours avec moi l´année dernière en méthode, assassinat de César)
 Ager privatus, occupatio, possessores, vectigal
 Villa, villae, vilicus, peculium
 Latifundia, latifundium
 Civitas, civitates
 foedus, cité fédérée, cités dites immunes
 Stipendium = cité stipendiaire
 Aerarium
 Ius honorum
 Ager pulicus, ager romanus
 commercium, conubium, ius honorum, ius suffragii
 tributum, cité tributaire
 sine suffragio, ius migrandi
 cives optimo iure
 ius migrandi

E –RELIGION

 bacchanales, loi de 186, conjuratio
 vestales
 interpretatio romana (Belenus gaulois devient Apollon)
 les galles, prêtres de Cybèle
 superstitio
 auspices
 sacrifice
 haruspices
 Fortuna, Victoire, abstractions…
evocatio = pacte passé par Rom
e avec une divinité étrangère

03.04.2007

Corrigé du document sur la Guerre des Gaules

Voilà, avec un peu de retard, le proposé de corrigé sur le document qui était offert à votre sagacité.

 

I-LES RAISONS DE L'INTERVENTION CESARIENNE EN GAULE 

1/ Un général ambitieux

2/ Des forces militaires disponibles

3/Le casus belli 

 

II - LES OPERATIONS MILITAIRES

<>1/ Les victoires en Gaule

<>2/ les expéditions lointaines (Germanie, Bretagne)

<>3/Les revers

 

<>III -  LES RESULTATS DE CETTE OPERATION

1/La conquête d'un territoire

2/ Les conséquences humaines

3/La gloire militaire de César 

 

 

30.03.2007

Méthode commentaire de texte en histoire antique

L'histoire antique n'est pas une histoire comme les autres.

Elle dispose de peu de sources, elle est éloignée dans le temps et de nos préoccupations immédiates, elle repose sur des langues mortes, obscures, souvent complexes. Pourtant, elle exige toutes les qualités attendues et espérées chez un étudiant en histoire, un enseignant et un historien. Elle réclame, en effet, un esprit critique réel, un esprit de méthode véritable (croiser les sources pour aboutir à une "vérité") et un goût pour l'histoire. 

Le commentaire de texte en histoire antique est le plus complexe. Il se décompose pourtant comme un commentaire dans les autres périodes.

 

  1. Une introduction. Préciser la nature du texte (littéraire, historique, dithyrambe, juridique...), le support (pierre, papyrus, tablette argileuse...), la langue originelle (traduit du latin en français, c'est pour cela que la date de traduction est importante, les meilleures traductions sont souvent de la fin du XIX), la date, l'auteur. On ne se livre pas à une biographie complète de l'auteur, on arrête la présentation à la date du document, et en ne retenant que les épisodes de sa vie qui permettent de comprendre le document. Une mention des sources utilisées par l'auteur est essentielle, exemple, s'il a eu accès à des sources officielles) et sa relation à l'événement (est-il un témoin, un acteur, est-il contemporain des faits...) . Enfin, on termine par une problématique (sous la forme interrogative) puis une annonce du plan.
  2. Le commentaire stricto sensu. La règle d'or est de partir du doc et d'expliquer ensuite. On peut citer le doc, soit par petits extraits, soit par des références précises (donc il est indispensable AVANT MÊME de lire le doc de numérter les lignes de 5 en 5), toujours s'appuyer sur le doc. REchercher d'abord les termes précis, les concepts (censeur, dictateur, tribun, province...) et les expliquer, sans pour autant balancer toute la seauce au garum dont on dispose sur le sénat. Ces explications doivent éclairer le doc et montrer votre connaissance de la période et des mots clés. Liser plusieurs fois sans crayons, puis prenez un crayon de papier et repérer deux, trois ou quatre (JAMAIS PLUS) dans le doc. Ensuite, prenez deux, trois... fluos de couleurs différentes et souligner ainsi les éléments correspondant à des parties différentes. Ainsi, en rédigeant, les parties seront visibles immédiatement, sans stress, ni colère, ni résignation. Le fatum sera avec vous et vous serez placé(e) sous les meilleures auspices.
  3. L'organisation du commentaire. Une idée = une sous-partie= un exemple. C'est la règle fondamentale. Chaque sous-partie se termine par une conclusion et une transition qui annonce la sous-partie suivante, en un seul bloc, le retour à la ligne signifiant un changement de sous-parties. Chaque partie se termine par une conclusion.
  4. Enfin, la conclusion, résumé des idées de vos parties puis évaluation de la portée historique du doc, là on peut aussi critiquer davantage le doc, montrer que l'auteur est partiel et/ou partial... Même si on a pu, on a su relever des critiques au cours du commentaire.
  5. Voilà, demain, vous aurez un exemple concret de ce que peut être un commentaire de texte.
  6. Un ultime conseil, prenez du plaisir à faire votre commentaire, même si le texte est ennuyeux comme un jour sans thermes. Etonnez-vous, soyez curieux, méthodique mais enthousiaste, l'histoire ancienne ne peut se faire sans passion, comme l'enseignait mon maître Nicole Moine.

 

17.06.2006

Exemples d'inscriptions

Document : CIL, XI, 1828, (ILS, 56), Arretium (Arezzo)

 

[Q. Fabius] Q. f. Maximus / dictator bis, co(n)s(ul) [qui]nquien[s], cen/sor, interrex [b]is, aed(ilis) cur(ulis), / q(uaestor) II, tr(ibunus) mil(itum) II, pontifex, augur. / Primo consulatu Ligures sube/git, ex iis triumphauit. Tertio et / quarto Hannibalem compluri/bus uictoris ferocem subsequen/do corcuit. Dictator magistro / equitum Minucio, quoius popu/lus imperium cum dictatoris / imperio aequauerat, et exercitui / profligato subsuenit et eo nomi/ne ab exercitu Minuciano pa/ ter appelatus est. Consul quin/tum Tarentum cepit, triumpha/uit. Dux aetatis suae cautissi/mus et re(i) militaris peritissimus / habitus est. Princeps in senatum / duobus lustris lectus est.

 

Traduction : Q. Fabius Maximus, fils de Quintus, deux fois dictateur, cinq fois consul, censeur, deux fois interroi, édile curule, deux fois questeur, deux fois tribuns militaires, pontife, augure. Lors de son premier consulat, il soumit les Ligures et triompha sur eux. Pendant le troisième et le quatrième, il tint en respect Hannibal que plusieurs victoires avaient rendu féroce, en s’attachant à le poursuivre. Fait dictateur, il vint au secours de Minucius, son maître des cavaliers dont le pouvoir avait été rendu par le peuple égal à celui du dictateur, et de son armée battue, et fut à ce titre appelé « père » par l’armée de Minucius. Pendant son cinquième consulat il prit Tarente et en triompha. Il fut tenu pour le général le plus prudent de son temps et le plus expert à la guerre. Il fut élu princeps du sénat pendant deux lustres.

 

Document n°2 : CIL, F, 5713 (ILS, 2226) ; ILLRP, 498 a., Sora.

 

L. Firmio L. f. / prim(o) pil(o), tr(ibuno) mil(itum), / IIIIuir(o)  i(ure) d(icundo), / colonia deducta / prim(o) pontifici, / legio IIII Sorana / honoris et uirtitus caussa.

 

Traduction = A L. Firmius, fils de Lucius, (centurion) primipile, tribun des soldats, quattorvir, premier pontife quand la colonie (de Sora) fut créée, la quatrième légion Sorona, pour son honneur et son courage.

14.06.2006

Intra-TD n°3

Il s'agissait de présenter trois documents de nature différente (inscription, extrait d'une oeuvre historique, une monnaie) et de proposer un plan à partir de ces trois documents.

Il apparaît, pour l'ensemble des étudiants, que la méthode de présentation des documents n'est pas encore acquise.  Un nombre important a ainsi confondu l'inscription avec une source littéraire. La langue, le volume du CIL sont rarement mentionnés ainsi qu'un grand nombre d'informations essentielles. De même, la Guerre des Gaules est une oeuvre historique, rédigée à l'origine en latin (il fallait le préciser) et la biographie de César, quand elle est présente ! doit s'arrêter à la date du document. Or, la chronologie n'est pas acquise. Certains ont confondu la partie de l'ouvrage 88 avec la date du document.  La monnaie est bien faite, mais l'ensemble des informations figurait, il est vrai, sur la fiche d'examen, sauf le contexte, qui a été oublié dans plus de 3 copies sur 4.

In fine, ces trois documents évoquaient la Guerre des Gaules. L'inscription renvoyait à deux soldats ayant participé à ces guerres, et un et seulement un a été tué au cours de ces opérations militaires.  L'autre est mort de mort naturelle, sans que les Gaulois, à moins d'un sortilège infâme ou d'un abus de cervoise frelatée, y soient pour quelque chose. Le second document insistait sur la fin de la Guerre avec la reddition de Vercingétorix (dont je vous avais bien dit de revoir l'histoire, y compris, en vous appuyant sur le mauvais film - pardon pour ce pléonasme ) avec l'autre acteur atteint d'un presbytisme aussi flagrant que séduisant, paraît-il... Il mettait aussi en valeur le génie militaire et poliorcétique de César, terme vu en cours un mardi matin et inscrit dûment au tableau. La monnaie montrait deux Gaulois, un Gaulois, une Gauloise (souci de la parité oblige !) adossés à un trophée (mannequin portant des dépouilles opimes -terme vu en cours aussi - dont lesfameux boucliers ovales chers à nos ancêtres les Gaulois). Vous avez toutes et tous lu Astérix, à défaut de fréquenter les musées antiques et/ou la littérature césarienne. Je vous rappelle la phrase d'un de mes maîtres, on a les références que l'on peut. Cette phrase avait suscité l'hilarité de certains, devant leurs notes mauvaises, pour ne pas employer un terme plus mesquin, ils se diront peut-être qu'ils auraient dû davantage écouter ce que le type derrière le bureau racontait... Mais bon, on se reverra, par copies interposées, en septembre, si session de septembre il y a sur cette matière. Mettez à profit les vacances estivales pour revoir les fondamentaux.

La monnaie consacrait ainsi et encore la victoire de César, devant un adversaire difficile (mort de soldat, décoration accordée pour bravoure montrant a contrario la valeur des Gaulois), que César vainc par son génie. Toutefois, et certains l'ont remarqué, César a peut-être exagéré la valeur de Vercingétorix pour exacerber ses faits d'armes.

Je profite de l'occasion pour féliciter celles et ceux qui ont obtenu des notes brillantes et les autres qui sont toujours venus, même les dernières semaines. Bravo aussi à celles et ceux qui ont validé cette matière. Bon courage pour la suite.

13.06.2006

Intra-TD n°3_feuille d'examen

Document n°1 : CIL, I, 792, Capua. Musée de Capoue.

 

C. Canulei[u]s / Q.f. leg(ionis) VII, euo/cat(us), mort(uus) est ann(orum) nat(us) / XXXV, donat(us) tor(quibus), armil(ibis), / p(h)aler(is), coron(is) ; / Q. Caunei(us) Q. f. / leg(ionis) VII, occeis(us) in Gall(ia) / annor(um) nat(us) XVIII, / duo fratr(es). / Ieis monum(entum) pat(er) fec(it).

 

C.Canuleius, fils de Quintus, (soldat) de la VII légion, évocat, mort à l’âge de 35 ans, décoré de colliers, de bracelets, de phalères et de couronnes. Q. Canuleius, fils de Quintus, (soldat) à la VII Légion, tombé en Gaule à l’âge de 18 ans ; c’étaient deux frères. Leur père leur a élevé ce monument.

 

Document n°2 : César, Guerre des Gaules, Livre VII, 88-89.

 [… ]  Un cri s'élève de part et d'autre, et est répété sur le rempart et dans tous les retranchements. Nos soldats, laissant de côté le javelot, tirent le glaive. Tout à coup, sur les derrières de l'ennemi, paraît notre cavalerie ; d'autres cohortes approchent ; les Gaulois prennent la fuite ; notre cavalerie barre le passage aux fuyards, et en fait un grand carnage. Sédullus, chef et prince des Lémovices, est tué, et l'Arverne Vercasivellaunos pris vivant dans la déroute. Soixante-quatorze enseignes militaires sont rapportées à César ; d'un si grand nombre d'hommes, bien peu rentrent au camp sans blessure. Les assiégés, apercevant du haut de leurs murs la fuite des leurs et le carnage qu'on en fait, désespèrent de leur salut, et retirent leurs troupes de l'attaque de nos retranchements. La nouvelle en arrive au camp des Gaulois, qui l'évacuent à l'instant. Si les soldats n'eussent été harassés par d'aussi nombreux engagements et par les travaux de tout le jour, l'armée ennemie eût pu être détruite tout entière. Au milieu de la nuit, la cavalerie, envoyée à la poursuite, atteint l'arrière-garde ; une grande partie est prise ou tuée ; le reste, échappé par la fuite, se réfugia dans les cités. 89. Le lendemain Vercingétorix convoque l'assemblée, et dit : "Qu'il n'a pas entrepris cette guerre pour ses intérêts personnels, mais pour la défense de la liberté commune ; que, puisqu'il fallait céder à la fortune, il s'offrait à ses compatriotes, leur laissant le choix d'apaiser les Romains par sa mort ou de le livrer vivant." On envoie à ce sujet des députés à César. Il ordonne qu'on lui apporte les armes, qu'on lui amène les chefs. Assis sur son tribunal, à la tête de son camp, il fait paraître devant lui les généraux ennemis. Vercingétorix est mis en son pouvoir ; les armes sont jetées à ses pieds. À l'exception des Héduens et des Arvernes, dont il voulait se servir pour tâcher de regagner ces peuples, le reste des prisonniers fut distribué par tête à chaque soldat, à titre de butin.

Document n°3 : Denier de 45-46 ANE, présentant au droit, une effigie féminine avec un diadème et au revers, un homme et une femme de part et d’autre d’un mannequin, portant un casque et deux boucliers ovales. L’homme a les mains attachées devant, la femme derrière elle, le mot César est inscrit à  l’ exergue. Collection privée.