20.03.2007

Histoire de France_Les septennats mitterrandiens

* LA CINQUIEME REPUBLIQUE : Mitterrand, 1983-1995

Les européennes du 17 juin 1984 confirment la tendance des municipales. RPR- UDF disposent de 43% des voix, le Ps obtient + de 20%, le PCF obtient 11.2%, soit 10 députés. Seuls ses bastions ruraux ( Haute Corse, Ariège… ) n’enregistrent pas de recul. Ce score constitue 1 événement majeur : 3 électeurs sur 10 votaient coco en 1946, contre 1 sur 10 en 1984. Autre fait majeur, la percée du Front National, 10% des voix, qui va avoir le même nombre de députés que le PCF, avec des scores notables ds le midi méditerranéen, ds les banlieues populaires de la RP, de Est alsacien & lorrain.

1) De Fabius à la cohabitation

Le 18 juillet 1984, 1 new gvt est formé, Laurent Fabius succède à Pierre Mauroy. Plusieurs faits marquants ds ce gvt : retrait du projet SAVARY sur enseignement, cocos n’appartiennent + au gvt & rupture de union de la gauche. Au fil des échéances électorales, les droites affirment leur force. Les élections de mars 1985, pour désigner la moitié des conseils généraux, accentuent la majorité des droites, détenant 71 conseils contre 28 pour les gauches. L’opposition est désormais majoritaire au Sénat, ds les collectivités territoriales, ds les municipalités des grandes villes ( sauf Marseille ). Les élections législatives du 16 mars 1986 ( avec la proportionnelle depuis avril 85 ) donnent aux droites 1 courte majorité ( 44.7% pour RPR-UDF ), qui se décompose ainsi : FN ( 35 députés, 10% ), RPR ( 139 députés ), UDF ( 127 ) ; PS ( 216 députés, 33% des voix ), PCF ( 35 députés, 10% ). Chirac est alors désigné comme premier ministre. Les élections des présidents des conseils régionaux ( 21 mars 1986 ) accentuent la force des droites : seules 2 régions ( NPC, Limousin ) leur échappent.

La cohabitation se définit comme la coexistence de 2 pouvoirs pareillement issus du suffrage universel, mais de sens contraire sur échiquier politique. Les institutions, à cet égard, démontrent leur capacité d’adaptation à des situations diverses. François refuse de signer quelques ordonnances ( ex sur celle des privatisations ), obligeant le gvt à proposer de nouveau son texte devant le Parlement. Les pouvoirs du Président ne sont pas minimes : il préside le conseil des ministres & arrête l’ordre du jour. Il ne peut y avoir de décisions prises hors du conseil. Les nominations appartiennent à ces pouvoirs : elles réclament la double signature, d’où 1 obligation de compromis. Enfin, pouvoirs importants en matière de Défense ( responsable de la force de frappe nucléaire, chef des armées ) & de pol étrangère. Ds ces 2 derniers domaines tfs, 1 consensus existe sur essentiel. La France ne souffre pas de cette dyarchie. Le gvt Chirac procède à 1 train de réformes, dont inspiration est nettement libérale : privatisations ( qui sont des succès populaires, 4 M de Français achètent des actions Paribas, / ex ), lutte contre inflation ( + de 5% en 1985, 3% en 1987 ), libération des prix, création de la 5 & de M6, privatisation de TF1, suppression du contrôle administratif des licenciements. Cependant, les manifestations étudiantes contre le projet DEVAQUET ( nov-décembre ) & grèves dures à la SNCF ( jusqu’à mi-janvier ) obligent Chirac à stopper les réformes. De +, son gvt n’obtient aucun succès contre le chômage qui concerne 11% de la pop active en 1987, soit 2 M 650.000 personnes. 

2) La réélection de MITTERRAND

La campagne présidentielle montre 1 new affaiblissement du PCF. Pour la première fois de son histoire, il n’ a pas réussi à empêcher la formation d’1 dissidence qui conteste orthodoxie de la Direction. Les rénovateurs s’affirment & désignent Pierre Juquin comme candidat. En janvier 1988, + de 500 comités soutiennent cette candidature, dirigée contre celle du candidat officiel du PCF, André LAJOINIE. Ce président du groupe parlementaire n’ a pas été choisi fortuitement. Député de Allier, il représente 1 département agricole, ds 1 période où le PCF recule partout, sauf ds les départements ruraux, où il résiste le – mal. Le PCF obtiendra le + mauvais score de son histoire, - de 7%… A l’extrême-droite, JM Le Pen fait campagne sur 1 axe national, patriotique & xénophobe : défense des « valeurs sacrées », dénonciation de immigration, qu’il rend synonyme d’insécurité, attaques de la gauche & de la droite… Sa candidature pose 1 problème à l’opposition, de même nature que celle du PCF posait naguère aux socialo ; division entre ceux qui jugent inacceptable & immoral 1 alliance avec 1 parti aux thèses racistes, & ceux qui préfèrent s’allier plutôt que de voir la gauche l’emporter. Le score obtenu ( 14.3 %, à 2 points du score obtenu / BARRE ) cristallisera ces débats à droite. Quant à François, sa campagne exalte la conciliation, il se donne 1 rôle d’arbitre ( discours de Rennes ), alors que Chirac choisit 1 style combatif & dénonce la socialisme et ses méfaits. MITTERRAND est facilement réélu avec presque 54% des voix, grâce à une campagne très bien menée, dont le discours de Rennes fournit un exemple remarquable.  Le vieux renard adepte de Machiavel choisit Michel ROCARD comme premier ministre & annonce la dissolution de Assemblée. Les élections se tiennent les 5 & 12 juin 1988. PC > 11%, FN < 10%, absence de majorité absolue ( 1 première depuis 1958 ) pour le PS ( 275 sièges soit 12 de – pour l’atteindre ), il lui faut donc compter sur le soutien des cocos ou des centristes, si « ouverture » préconisée / MITTERRAND & ROCARD est + qu’1 déclaration d’intention…

3)La méthode ROCARD

Première application, la question de la Nouvelle Calédonie, au bord de la guerre civile. Il rend public 1 accord négocié entre RPCR & FLNKS grâce à 1 mission de conciliation composée de représentants de différents courants pol. Cet accord est ratifié / le Parlement le 4 juillet avec 1quasi-unanimité. L’ouverture n’est pas 1 vain mot : membres de la société civile entrant ds le gvt ( notamment André Decaux à la Francophonie ), ralliement de personnalités de droite ( Lionel STOLERU au Plan, Jean-Pierre SOISSOn, proche de VGE, au ministère du Travail… ), sur les 49 ministres & secrétaires d’Etat, le gvt ne compte que 26 socialo. Expérience ROCARD montre 1 fois de + la plasticité de la constitution, 1 gvt est capable de durer & d’agir en prenant appui sur des majorités tournantes, ss oublier atténuation de la bipolarisation. QQ mesures symboliques émaillent les premiers mois : création de impôt de solidarité sur la fortune, du CSA dont la composition est calquée sur celle du Conseil constitutionnel… + des mesures importantes : RMI en déc. 88, relance de la planification, effort financier pour enseignement, réforme de la grille de la fonction publique…

19.02.2007

Histoire de France_ un certain 10 mai

* ELECTION DE FRANCOIS MITTERRAND

1) Le 10 mai 1981

Le 10 mai 1981, François est élu avec 1 M de voix d’avance sur VGE. Le 10 mai fait date, car, c’est la première fois ds la V République, que le pouvoir présidentiel revient à 1 socialo, & quel socialo ! Celui qui dénonçait le régime de 1958 comme 1 « coup d’Etat permanent »… Les élections législatives confirment le chgt de majorité, le PS obtient au premier tour 38% des voix, le PCF seulement 16%. Le second tour donne au PS la majorité absolue : 285 députés sur 491. C’est bien le retour de la gauche socialo écartée du Pouvoir depuis 23 ans. Pierre MAUROY, maire de Lille,  forme le gvt qui voit le retour des cocos au pouvoir, avec 4 ministères : transport ( avec Charles FITERMAN ), Santé publique, Fonction Publique & Formation Professionnelle. Ces ministères ne sont pas choisis au hasard, ce sont des secteurs à gros effectifs, où la syndicalisation est forte. Le but de MITTERRAND est clair : obtenir la paix sur le front social.

2) Le changement 

Œuvre réformatrice est importante : abolition de la peine de mort ( septembre 81 ), suppression des Tribunaux militaires, de la cour de Sûreté de Etat, des quartiers de sécurité ds les prisons, autorisation des radios libres… Les mesures éco sont elles aussi conséquentes : nationalisations de la quasi totalité du crédit, de la CGE, PUK, St Gobain, Thomson, Rhône-Poulenc, Dassault, Matra- Armement, sidérurgie. Sans oublier institution d’1 impôt sur les gdes fortunes. Autre réforme importante : la décentralisation. Paradoxalement, la gauche qui a combattu le projet gaullien en 1969, fait aboutir sa réforme, avec les lois de 81-82. Suppression de la tutelle de Etat sur délibération des conseils municipaux & départementaux, dont les décisions deviennent exécutoires de plein droit, création des chambres de comptes régionales. Le 2 mars 1982, le Président du Conseil Général dispose du pouvoir exécutif de la collectivité départementale. Œuvre sociale n’est pas en reste : cinquième semaine de congés payés, retraite à 60 ans, durée hebdomadaire de travail portée à 39 h… Toutefois, ce « changement » engendre des tensions sur économie : poussée inflationniste, rupture des gds équilibres, les dépenses publiques augmentent de 27%[5] & en nov 81, le chômage concerne 2 M de personnes… Ce qui nécessite 1 new pol.

3) Le temps des désillusions.

Mars 1983 constitue le tournant du premier septennat. Le gvt MAUROY engage alors 1 pol d’austérité ( réduction des dépenses publiques, blocage des prix & des salaires pour 4 mois, dévaluations répétées du franc… ). Or, les difficultés éco & sociales ont des répercussions sur opinion publique. Les municipales de mars 83 montrent 1 poussé des droites, qui obtiennent 55% des voix. Les gauches perdent des villes ds Ouest ( Brest, Nantes… ), Grenoble, & ds ses bastions traditionnels ( midi provençal & languedocien ). Le PCF perd lui plusieurs communes ds la banlieue parisienne, qu’il gérait depuis les années 30. La pol de rigueur déclenche ses foudres contre les socialo. Georges MARCHAIS apparaît ostsensiblement aux manifestations des sidérurgistes protestant contre les fermetures. Le projet de réforme sur enseignement [6] ( gd service unifié de enseignement publique ), à forte charge idéologique, aboutit à la manifestation colossale du 24 juin à Paris, + d’1 M de personnes.

18.02.2007

Histoire de France_Fin du septennat de VGE

*  LA CINQUIEME REPUBLIQUE :  Fin du septennat de VGE

programme commun, & notamment étendre le chapitre des nationalisations aux filières des entreprises nationalisées, qui seraient placées ss la tutelle de la CGT. Les liens entre la Centrale & les cocos étant notoires, cette mesure aurait pour conséquence de faire passer la majeure partie de appareil de production ss tutelle coco. Ss oublier les divergences en matière de Défense & de pol extérieure. Refus du PS. Les élections législatives de mai 1978 voient malgré tout les gauches améliorer leur position ( PS : 22%, PCF, 20% ). A noter apparition de UDF, cartel électoral regroupant Parti Radical, Parti Républicain, Centre des Démocrates Sociaux ( CDS ). Les élections européennes du 10 juin 1979 ( première du genre ) confirme cette tendance : PCF, + de 20%, PS & MRG ( mvt des Radicaux de gauche ), 23.5%, UDF + de 27%. RPR n’obtient que 16% & paie son opposition systématique à Europe & au gvt. Chirac a dénoncé le « parti de étranger », traduction = VGE, Premier Ministre, gvt, responsable selon lui d’1 « abaissement de la France », voir appel de Cochin.

5)       Bilan du règne de VGE

Pour bcp d’historiens aujourd’hui, le septennat de VGE apparaît comme celui de la crise, de la progression irrésistible du chômage ( 1,5 M en mai 1981 ). Mais c’est oublier qu’il s’agit du premier septennat complet de la V république. En outre, le respect de VGE des différentes échéances électorales a contribué à enraciner les institutions. Des réussites incontestables rehaussent aussi le bilan, en matière de pol nucléaire ( France s’arrache peu à peu de la dépendance énergétique ) & en matière de télécommunications. En 1974, 26 % des familles possédaient 1 téléphone, elles sont en 1981 70%. Enfin, le septennat de VGE a vu les prodromes de affaiblissement du PCF : contestation des intellectuels augmente après le Printemps de Prague ( 1968 ), URSS voit son prestige diminuer. Il est de + en + évident qu’elle n’est pas 1 démocratie. L’ Archipel du Goulag de SOLJENITSYNE dénonce la nature totalitaire du régime soviétique. Sa pol impérialiste est aussi patente ( Afghanistan en 1979, Pologne en 1981 ). La CGT & UNEF Renouveau voient leurs effectifs s’amenuiser. Et F MITTERRAND a réussi son pari : que le PS soit supérieur au  PCF… Bref, la fin d’1 époque pour 1 parti qui a canaliser pendant des années plus d’1 électeur sur 4… En 1978, le PCF a perdu 50% de son électorat.



17.02.2007

Histoire de France_Pompidou et VGE

* LA CINQUIEME REPUBLIQUE : de Pompidou à VGE

Les élections présidentielles du 15 juin 1969 portent Georges POMPIDOU à Elysée, élu contre centriste Alain POHER. Son gvt comporte des gaullistes historiques, Chaban-Delmas comme Premier Ministre ( jusqu’en juillet 72, remplacé ensuite / Pierre MESSMER ), M Debré à la Défense, ou SCHUMANN Robert aux Affaires Etrangères, ex président du MRP.

1) La nouvelle société

En septembre, Chaban prononce son discours à  Assemblée Nationale sur la « nouvelle société ». Pour lui, économie française est fragile, les structures sociales archaïques, Etat est à la fois tentaculaire & inefficace. Son programme de gvt tient en 4 points : meilleure information du citoyen, new rôle de Etat, rajeunissement des structures sociales, améliorer compétitivité de économie. De fait, 1 vaste programme de mesures est engagé : en novembre, création de 2 unités d’information sur 2 chaînes TV, décentralisation engagée ( création en juillet 72 des régions de programme [1] ), SMIC remplace le SMIG en décembre 69, création du congé formation pour les salariés ( merci ) en juillet 71, le tout ds 1 climat social lourd : agitation de la gauche prolétarienne [2], grève des ouvriers spécialisés au Mans ( 1971 )… Ce programme de réformes voit aussi le premier acte du conseil constitutionnel, qui déclare contraire aux libertés publiques 1 projet de révision sur le régime de 1901 réglant les associations. Désormais, il est patent que la Constitution prévaut sur la liberté d’1 assemblée élue au suffrage universel.

2) Remontée de la gauche rénovée

La SFIO est alors moribonde. Echec de DEFERRE aux élections présidentielles de 1969 ( 5% des voix ) a sonné le glas de cette formation. Naissance du parti socialiste, suppression du titre de secrétaire général. Guy MOLLET est alors écarté en temps que premier secrétaire, au profit d’ Alain SAVARY. Entrée des clubs ds le PS renouvelle le tissu des militants. Citons comme exemple Union des Groupes & Clubs socialo de Jean POPEREN, parce qu’il était historien. Le congrès d’ Epinay, de juin 1971, voit élection de F MITTERRAND comme premier secrétaire, entrée au PS de la convention des institutions républicaines ( l’énième machin de François fondé en 1964 ). François énonce alors sa pol : union de toute la gauche & refus d’1 entente avec les centres. Son projet personnel est de faire du PS le premier parti de gauche, devant le PCF. Ce dernier connaît aussi 1 modification de sa ligne pol, avec nomination de Georges MARCHAIS comme Secrétaire Général. Il blâme URSS pour violation des droits de homme, mène 1 pol d’ouverture [3], prend fait & cause pour certains dissidents, & ne refuse pas 1 alliance avec le PS. Le 26 juin 1972, est signé le programme commun de gvt PS-PCF ( & non + 1 simple cartel électoral ), avec tfs des divergences en matière de pol extérieure & de défense. Les élections de mars 1973 constituent 1 premier test : le PCF obtient + de 21%, PS & Radicaux environ 20%, centristes avec LECANUET ont 12.5% des voix. UDR & centristes ont procédé à 1 accord électoral de désistement au second tour. La majorité demeure mais a perdu près d’1 centaine de sièges. Le 2 avril 1974, retentit annonce de la mort de G Pompidou.

3)       Election de VGE & libéralisme avancé

Les élections donnent lieu à la fois à  1 conflit entre gauche & droite ( MITTERRAND est candidat commun du PCF, PSU, PS, FEN, CGT ) & entre droite bonapartiste ( Chaban ) & droite orléaniste [4] ( VGE ). VGE est élu au second tour avec 50.8 % des voix. Il applique avec Jacques Chirac comme premier ministre 1 pol de libéralisme avancé. La composition du gvt annonce sa volonté de fonder 1 nouvelle «  démocratie française » pour reprendre le titre d’1 livre de VGE : femmes sont nommées ( Simone WEIL à la Santé publique, Françoise GIRAUD, secrétaire d’ Etat à la condition féminine ), nomination de hauts fonctionnaires comme ministres ( recteur à Education Nationale, diplomate aux Affaires étrangères ). Les autres mesures appartiennent à la même ambition :  5 juillet 1974, majorité est abaissée à 18 ans, ce qui augmente le corps électoral de 2.5 M de new membres, principe de la saisine du conseil constitutionnel avec signatures de 60 députés ou sénateurs, principe qu’il existe des règles > à la volonté de la majorité du moment, loi sur IVG ( 17 janvier 1975 ), libérée pour 5 années, votée grâce aux voix de gauche ( seulement ¼ des républicains indépendants, 1/3 des députés de UDR l’ont voté… ), loi sur le divorce, amélioration de la protection sociale, réglementation des licenciements collectifs… Cette importante œuvre législatrice provoque des critiques au sein de la majorité gouvernementale, Chirac évoquera ainsi  1 « socialisme rampant ».

4)       Crise & crises

1974 voit le début de la crise éco : inflation explose, 7.3 % en 73, 13.8 % en 74… 950.000 chômeurs en août 76. Chirac démissionne & est remplacé / Raymond BARRE, qui lance le « plan Barre » : blocage des prix, loyers, tarifs publics, limitation des hausses de salaires. Résultats positifs. En 79, inflation légèrement > à 11% mais le second choc pétrolier bouscule les gds équilibres. En décembre 1976, Chirac fonde le RPR, allusion évidente au RPF pour succéder à UDR. Il entame 1 discours critique sur VGE. Les élections municipales de mars 1977 voit 1 poussée des gauches, grâce à union. La gauche est majoritaire ds la France urbaine, surtout ds villes de + de 30.000 habitants, où elle dispose svt de + de 50% des voix. Percée ds ouest catho & conservateur : prise de Rennes, Nantes, Laval, Angers, La Roche sur Yon... En dépit de ces bons résultats, union de la gauche est rompue en septembre 1977. Le PCF entendait réviser le



[1] Conseil régional composé de personnalités élus au suffrage de second degré ou élus ds des organisations représentatives, il délibère ss autorité du préfet. Compétences sont limitées.

[2] Dissoute en mai 1970…

[3] Qui va culminer en 1976 avec abandon du principe de la « dictature du prolétariat »

[4] droite libérale, ennemie des extrêmes, qui entend gouverner au centre

09.02.2007

histoire de France_le joli mois de mai

*  LA CINQUIEME REPUBLIQUE

1)       Mai 1968

Quelles causes ? Elles sont plurielles.

-          Augmentation rapide du nombre d’étudiants ( x 4 en 10 ans ). En 1968, les – de 21 ans représentent 33% de la pop. Or, il y a non seulement 1 changement de public & de motivations. Enfants des classes moyennes viennent chercher 1 diplôme leur donnant accès à 1 emploi & leur assurant 1 promotion sociale. Car, le chômage progresse : fin 1967, 250.000 chômeurs, soit 1% de la pop active.

-          Ds le même temps, Université est critiquée, en tant qu’institution & en tant que vecteur de culture. L. ALTHUSSER dénonce, / ex 1 « appareil idéologique d’ Etat ». Les critiques proviennent aussi des groupuscules trotskyste, maoïste. Mao, en ces temps anciens, a la cote, car étudiants français admirent la révolution culturelle dont on envie le dessein de faire table rase du passé & de forger ainsi 1 homme new. Etudiants grâce aux comités Vietnam ont habitude d’agir ensemble, de manifester.

Le 22 mars, 1 centaine d’étudiants envahissent la salle du conseil de la Fac des lettres de Nanterre, suite au refus du doyen d’accorder la mixité des dortoirs ( véridique… Et saviez-vous, jeunes gens, qui était ce doyen obtus ?)). Les vacances ne calment pas les esprits, à la reprise, les cours sont perturbés, le 2 mai, la faculté est fermée sine die, à la demande du doyen. Mais les étudiants envahissent alors la Sorbonne (ma faccc!!). Après le 13 mai, ce mvt étudiant débouche sur 1 mvt social : barricades au Quartier latin, 9 à 10 M de grévistes ds secteur privé & public.

Le gvt entreprend alors des négociations à Grenelle [1] ( siège du ministère du Travail ) qui durent jusqu’au lundi 27 mai. Le SMIG est augmenté de 35%, les salaires de 10%, la section syndicale d’entreprise est reconnue. Mais la base désavoue, déçue de ne pas avoir obtenu plus. De Gaulle disparaît, on le retrouve en Allemagne le 29 mai & le lendemain, de retour à Paris, il prononce 1 discours radio ferme, où il annonce la dissolution de assemblée nationale. Le soir même, 1 gde manifestation de soutien à De Gaulle a lieu. Si les affrontements se poursuivent au Quartier latin, les grèves s’essoufflent, essence revient ds les pompes, le travail reprend peu à peu, dès le 18 juin à Renault. Les élections se déroulent les 23 & 30 juin. Union pour la Défense de la République ( UDR ), qui remplace UNR, obtient 38 % des suffrages, soit la majorité absolue. Les gauches sont défaites, les cocos avec 20% des voix voient leur nombre de députés passer de 73 à 34, FGDS atteint 18.5%. Il s’agit d’1 violent tour à droite. Pourquoi ? réflexe légaliste des Français, opinion publique lasse des manifestations, du désordre ( voitures brûlées, arbres coupés ), volonté aussi de ne pas se laisser dicter sa volonté / la pression de la rue. Mais De Gaulle se voit alors contraint de « faire 1 pol de PSU avec 1 majorité de PSF ». le 10 juillet 1968, 1 new gvt est formé avec Maurice Couve de Murville comme premier ministre.

Quelles conséquences ?

-          Mai 68 est 1 mvt de contestation & d’utopie ( voir les slogans, « imagination est au pouvoir ! » ) qui s’élève contre la modernisation parfois brutale de éco & de la société, contre la technocratie. Critiques contre le productivisme. Slogans comme «  prenez vos désirs pour des réalités » rappelle le «  tout est possible » de 1936.

-          C’est aussi 1 mvt contre les différents pouvoirs : celui du patron, des mandarins universitaires, contre la culture vécue & appréhendée comme 1 asservissement implicite & inconscient. Michel FOUCAULT dans Archéologie du savoir, déclare que homme, invention récente, se définit en réaction contre autorité de toute sorte : parti, église, syndicat, société… & prophétise la mort de l' homme sujet.

-          S’annonce aussi explosion des régionalismes ( catalan, breton, corse ) stigmatisant Etat jacobin & école républicaine qui imposa le Français. On redécouvre les langues régionales, la nature ( élevage ds le Larzac ), on dénonce la pollution…

-          Quant à  l’université, elle sort modifiée de ce conflit, grâce à la loi de novembre 1968 : participation à la gestion de établissement & élection des responsables de tous les membres de université, étudiants compris, établissements sont désormais autonomes & pluridisciplinaires.

-          De Gaulle entreprend alors de promulguer la décentralisation en faveur des collectivités locales, / transfert de compétences du pouvoir central, // à 1 réforme du Sénat, qui fusionnerait avec Conseil éco & social. La décision sera soumise à 1 référendum. Or, le général se retrouve seul. Seule Union pour la République, UPR qui succède à UDR appelle à voter oui. VGE déclare, / ex, qu’il « ne peut répondre oui ». la participation est forte, > à 80%, mais au soir du 27 avril 1969, les non l’emportent avec 53% des suffrages. Ds la nuit, De Gaulle démissionne.

 



[1] Il ne faut pas parler d’accord, car ils n’ont jamais été signés…

08.02.2007

Histoire de France_la cinquième_58_65

*  LA CINQUIEME REPUBLIQUE

Ce qui provoque la semaine des barricades, à partir du 31 janvier 1960, car la pop prend fait & cause pour MASSU. Armée est réticente à réprimer ce mvt. Mais De Gaulle obtient les pouvoirs spéciaux, le droit de légiférer / ordonnances & rétablit la situation. Le 8 janvier 1961, a lieu le référendum sur autodétermination, + de 15 M de oui, 5 M de non. La nation soutient le projet gaullien, les partisans de Algérie Française ne sont suivis que / 1 minorité. Le putsch des généraux ( 22 avril 1961 ) qui ont pris le pouvoir à Alger pour maintenir les 3 départements au sein de la France ne change rien. De Gaulle applique alors article 16, suspend en Algérie les garanties individuelles, prononce 1 discours énergique à la radio, évitant ainsi que le contingent suive les rebelles. Le 18 mars 1962, le cessez-le-feu est proclamé & 2 référendums sont prévus, en France & en Algérie. Le oui obtient 90% de oui, le non à peine 1 M 800.000. La solution de indépendance est désormais celle du peuple français & non + celle de De Gaulle. Mais extrême droite & 1 partie de la droite ne pardonnera jamais à De Gaulle l’indépendance algérienne. Le 3 juillet, le gvt français reconnaît le new Etat algérien. La guerre est terminée. Quant à la décolonisation, la communauté créée en 1958 accorde 1 très large autonomie aux peuples africains. Dans les 1960’, 1 douzaine de pays accède à la souveraineté. La France parraine leur entrée à ONU, c’est la fin de isolement français à ONU à cause de la guerre en Algérie. La France voit émergence de new venus sur la scène internationale, qui parlent la langue nationale & votant habituellement comme la France. De +, De Gaulle réussit à présenter émancipation de ces peuples comme consécration de effort séculaire de la France.

1)       Grandeur & pol extérieure

La pol étrangère est le « domaine réservé » du général. Plusieurs axes sont discernables : le souci de indépendance nationale ( création d’1 force de frappe nucléaire, héritage de la Quatrième, patente en février 1960 avec explosion de la première bombe A, retrait des forces françaises du commandement intégré de OTAN le 4 mars 66 & départ conséquent des troupes de OTAN du sol français), ouverture à l’est ( reconnaissance de la Chine populaire en 1964 ), contestation de la domination américaine ( discours au Cambodge contre intervention US au Viêtnam ) & rapprochement franco-alld, avec le traité de janvier 1963, le voyage en France de Konrad ADENAUER & le voyage triomphal de De Gaulle en Allemagne, ss oublier 1 vision particulière de construction européenne ( méfiance envers la Commission de Bruxelles [1], refus de entrée de Angleterre… ).

2)       La république confirmée

Le 14 avril 1962, De Gaulle forme 1 new gvt avec Georges POMPIDOU (un homme qu'il est bien, agrégé, comme moi, amateur de poésie et de bonne chair) comme premier ministre. 5 MRP [2], 1 radical & 3 indépendants s’ajoutent aux gaullistes ds ce cabinet. Le 28 octobre 1962, a lieu le référendum sur élection du Président de la République au suffrage universel, suite à attentat du Petit Clamart, afin d’enraciner le new régime & d’ accroître la légitimité du Président. Seul mvt à être favorable, UNR. Ds la foulée, le gvt est renversé / assemblée nationale. Or, le oui l’emporte à 62%. Se tiennent donc de new élections ( 18 & 25 novembre 1962 ). UNR obtient 233 députés, il en manque 11 pour atteindre à elle seule la majorité absolue. Les Républicains indépendants passent de 106 à 26 élus, les cocos remontent ( de 10 députés à 41 ), la SFIO obtient 14 % des voix. C’est non slt 1 succès personnel de De Gaulle mais aussi 1 démocratisation accrue du régime, le président sera désormais élu / la nation.

3)       1965 : 1 tournant ?

En mars 1965 se tiennent les élections présidentielles. Gaston DEFERRE, maire de Marseille depuis 1953, patron de la puissante fédération des Bouches du Rhône entend renouveler la vie pol nationale, grâce à intégration des organisations socioprofessionnelles ( syndicats ) & entend rassembler ds 1 vaste mvt toutes les formations pol ( y compris les clubs ) de la SFIO au MRP. Mais échec, car SFIO ne veut pas se couper des cocos & MRP refuse d’être la caution de droite d’1 rassemblement des gauches. Après 18 mois de campagne, il se retire. C’est alors François MITTERRAND, député de la Nièvre durant tte la Quatrième, plusieurs fois ministre, qui représente le candidat des gauches : SFIO, PCF, PSU. Le PCF, / ce soutien, sort de son isolement. De Gaulle voit apparaître 1 autre candidat, Jean LECANUET, président du MRP depuis mai 1963. Au premier tour, stupeur, le général est en ballottage, avec 45% des voix, contre 32 pour François & 16% pour Lecanuet. Au second tour, De Gaulle est élu avec 55% des suffrages, grâce au déplacement de 3 M d’électeurs de gauche. Le vote gaulliste  se rencontre en Alsace-Lorraine, ds ouest conservateur, au N de la Loire & ds Région parisienne. Les partisans de François se recrutent ds la France méridionale.

Dynamisées / leur score, les oppositions se regroupent. François entend faire 1 réalité de son mvt : la Fédération de la Gauche Démocratique & Sociale, FGDS : formation d’ 1 shadow-cabinet[3] qui tend à rendre crédible idée d’1 chgt de majorité, accord de désistement ( décembre 1966 ) avec PCF, PSU. Lecanuet, lui, organise le Centre Démocrate (composé du MRP, + 1 fraction des indépendants ) tandis que Valéry Giscard d’ Estaing, en juin 1966, anime 1 Fédération des Républicains Indépendants. Il dénoncera en août 66 « exercice solitaire du pouvoir » pour stigmatiser les initiatives gaulliennes ( comme « vive le Québec libre ! » ). En mars 1967, les élections législatives semblent cautionner ces efforts d’organisation. UNR obtient 38% des voix, mais PCF remonte ( de 21 à 22.5 % ) & François M obtient de bons résultats avec FGDS. La majorité est courte ( 247 sur 487 élus ) & n’existe que grâce aux députés d’outre-mer ( Martinique, Guadeloupe, Réunion, New Calédonie… ). 1 new gvt POMPIDOU est formé.



[1] Obtient la possibilité d’1 droit de veto en janvier 1966, au cas où 1 pays jugerait contraire à ses intérêts essentiels 1 disposition européenne. De Gaulle voit le Marché Commun comme 1 instrument éco, 1 lieu de coopération qui ne doit pas usurper la souveraineté des Etats.

[2] Qui quitteront le gvt le 15 mai 1962 après le discours sur  «  Europe du volapük intégré », contre conception supranationale Europe

[3] Inspiré du modèle anglais, organisation du groupe parlementaire à image même du gvt, avec 1 député ministre de éco…

07.02.2007

Histoire de France_la cinquième

*  LA CINQUIEME REPUBLIQUE

1)       Le new régime & premières mesures

Le 28 septembre 1958, la new constitution est adoptée avec 80 % de oui. Ont appelé à voter pour, la majeure partie de la SFIO, la majorité des radicaux, le MRP, & toutes les droites, sauf les poujadistes & les nostalgiques de Vichy. Etaient contre le PCF, aile gauche de UDSR, forte minorité SFIO, qq radicaux & des mvts comme FEN, Ligue des droits de Homme. Le new régime est marqué / le rôle du président ( élu / 1conseil de 80.000 gds électeurs, c’est à dire les maires, les parlementaires ), qui nomme le premier ministre, qui peut dissoudre assemblée & qui dispose de pouvoirs exceptionnels pour affronter des périls mettant en cause le fct des institutions & l’indépendance nationale.  Le gvt est responsable devant assemblée & peut chuter si cette dernière si la motion de censure est votée avec 1 majorité absolue. La constitution adoptée, il faut donner à la France 1 new assemblée. Sans oublier la création d’1 Conseil constitutionnel, juridiction compétente pour statuer sur la conformité des lois / aux princes constitutionnels. Elections se jouent selon 1 scrutin majoritaire uninominal à 2 tours. Union pour la New République ( UNR ) dirigée / des gaullistes de toujours ( Debré, Soustelle, Chaban-Delmas ) obtient 17.6% des voix, les Indépendants ( autrement dit la droite orléaniste ) 20%, les poujadistes sont sortis. Les gauches sont laminées, le PCF obtient – de 4 M d’électeurs & dispose de slt 10 parlementaires. La SFIO & radicaux [1] voient leurs tribuns éliminés ( PMF, MOCH, FAURE, MITTERRAND… ). De Gaulle est le premier homme pol à faire reculer le PCF aussi notablement. Ces élections constituent le + profond renouvellement de personnel pol depuis 1945 : sur 465 députés, seuls 131 ( soit moins d’1 quart ) ont déjà siégé… Le 21 décembre 1958, De Gaulle est élu président de la République avec 77 % des suffrages, forme son gvt avec Michel Debré comme Premier Ministre, Chaban dirige Assemblée Nationale, la SFIO ne participe pas à ce gvt.

En matière éco & financière, le new régime comprime les dépenses publiques, réduit les crédits, augmente les impôts, libère les échanges à 90% pour faire face aux conséquences du Traité de Rome entré en vigueur le 1 janvier 1959, & procède à 1dévaluation du franc puis crée 1 new monnaie, le franc lourd ( le nôtre, enfin, avant l'euro ) qui vaut 100 frcs anciens, donc en euros, euh... 150 !

2)       De Gaulle & Algérie

Revenu au pouvoir grâce à la guerre, le général est résolu à trouver 1 solution. Mais laquelle ? La chronologie des différentes interventions suggère 1 évolution quant à cette solution. Voyage en Algérie avec le célèbre «  Je vous ai compris ! » du 4 juin 1958, qui signifie tout & rien à la fois. Bien qu’il prétende que les Algériens soient des «  Français à part entière », De Gaulle ne croit pas en intégration & ne doute pas, a contrario, de la sincérité de aspiration à indépendance des peuples colonisés. De +, vu la disparité des natalités entre la France & ses 3 départements algériens, les Algériens en envoyant 1 % croissant de députés, deviendront à terme les arbitres de la pol nationale. Ce qu’il ne peut ccepter. Il s’attache avant tout à rétablir autorité de Etat ( fin du comité de Salut Public, rappel du général SALAN ). Le 23 octobre, il prononce le discours de Constantine axée sur la « paix des braves » avec la nécessaire pacification. //, il annonce des distributions de terre, accélération des musulmans ds Fonction publique, extension de la scolarisation. Le 16 septembre 1959, c’est le discours sur l’autodétermination, où il propose aux Algériens 3 voies : sécession, francisation, gvt des Algériens / eux-mêmes. Début 1960, il rappelle MASSU, coupable d’avoir pris position pour Algérie Française ds 1 interview.



[1] SFIO : 44 députés, radicaux, 23.

06.02.2007

Petit message personnel bien que collectif

Chers lecteurs, chers et chères étudiant(e)s, chère impétrante,

 

La suite des cours sera en ligne dès demain. 

12.01.2007

Histoire de France_la fin de la Quatrième

11)    La fin de la quatrième

Le Pdt du Conseil PFLIMLIN entend mettre fin à 1 mois de crise parlementaire. Il doit présenter son gvt le 13 mai 1958. Ce jour là, à Alger, immeuble du Gouvernement Général est envahi / la foule. Création d’1 comité de Salut Public, avec à sa tête, le général MASSU. Il envoie 1 télégramme au président de la République pour demander 1 gvt de salut public pour conserver Algérie ds la métropole. Le gvt PFLIMLIN est investi sur ces entrefaites. Il apparaît déterminé à agir : suspension de ses relations avec les départements algériens, consigne les avions, fait surveiller les personnalités soupçonnées de connivence avec Algérie rebellée. Jules MOCH, symbole de fermeté, est nommé à l’Intérieur. Armée ignore le ministre de la Défense, les troupes en Algérie sont donc implicitement en dissidence. Le Comité de Salut Public ne reconnaît que Salan. Or, le 24 mai, des parachutistes s’emparent de la Corse, premier dpt à entrer en dissidence…  Le 29 mai, le président COTY est résolu à appeler le « plus illustre de tous les Français », c’est à dire de Gaulle qui, qq jours  plutôt s’est déclaré prêt à assumer les pouvoirs de la République. De Gaulle est investi président du Conseil, son gvt obtient 329 voix pour, 224 contre. Les socialo sont divisés en 2 parties, les droites ( indépendants, poujadistes, républicains sociaux ) ont voté pour lui, sauf exception individuelle. 70 députés MRP ont ajouté leurs votes. Son gvt dissipe les craintes de ceux effrayés / 1possible pouvoir personnel : il ne comprend que 2 gaullistes, André Malraux aux Affaires Culturelles ( c’est 1 innovation ) & Debré à la justice, chargé de la constitution. Mollet est vice-président du Conseil, Pinay est aux finances & PFLIMLIN assure la continuité avec précédent gvt.

/ 3 textes votés, De Gaulle obtient les pouvoirs spéciaux, le droit de gouverner / ordonnances sur toutes dispositions « jugées nécessaires au redressement », & le pouvoir de préparer 1 new constitution. Cette dernière sera soumise à 1comité composé pour 2/3 de parlementaires désignés / les 2 assemblées. Ce projet sera soumis à référendum & ne sera en vigueur que s’il est approuvé / 1majorité de Français. C’est à ce texte que le général attache le + d’importance. Pour lui, le problème algérien n’existe que parce que les institutions sont mauvaises. Il faut d’abord les réformer & fonder 1 Etat fort & respecté.

12)    Un bilan ?

La Quatrième République a mauvaise presse. Or, elle a dirigé la reconstruction & engagé l’ éco nationale sur la voie de expansion. Son actif n’est pas dérisoire : pol de construction européenne, rapprochement franco-alld, loi-cadre permettant 1 décolonisation paisible de Afrique Noire, accords en Tunisie & Maroc qui ménageaient les liens avec ex métropole. Elle a été emportée / 1 guerre qu’elle n’a ni prévue, ni prévenue, ni su & pu terminer. Elle a, en outre, été à la croisée de 2 gds phénomènes internationaux, la décolonisation & la Guerre Froide, qui ont souligné le déséquilibre entre les problèmes & capacité des institutions à les résoudre…

11.01.2007

Histoire de France-1947_année terrible

4)       L’année 1947 : « année terrible » ( V Auriol )

Pourquoi 1 telle réputation ? Ce sont d’abord de mauvaises conditions météo qui ont des répercussions sur les récoltes. Mauvaise récolte de blé, < d’1/3 au niveau d’avant-guerre. Il faut alors rétablir la carte des pains & rations individuelles atteignent 1 niveau < à celui de l’Occupation. L’inflation est forte : prix de détails augmentent de 93 % entre janvier & juillet. Les salaires sont bloqués. 1 climat propice à agitation sociale. D’autant que les ministres cocos ont été évincés du gvt ( 5 mai 1947 ), conséquence de la Guerre Froide  ( doctrine TRUMAN énoncée en mars 1947 ). Début avril, De Gaulle a crée le Rassemblement du Peuple Français , qui obtient lors des élections municipales d’oct 1947, 38 % des voix ( conquête de Bordeaux, Marseille, Strasbourg, Lille, Paris ), & 30 % pour les cocos. C’est donc la fin du tripartisme & le début de la Troisième Force, car les partis se retrouvent entre 2 oppositions, l’1 à droite, le RPF, l’autre à gauche, le PCF. Et ce, ds 1 contexte de grèves parties de Marseille puis gagnent la vallée du Rhône. Les liaisons ferroviaires ente Paris & Midi provençal sont interrompues. Le 15 novembre, les mineurs suivent. Le train Paris Arras déraille & il s’avère que c’est 1 sabotage. Le climat est insurrectionnel, d’autant que la doctrine JDANOV a énoncé en septembre qu’il y a 2 mondes, le monde coco & le monde capitaliste, 2 camps & qu’ entre-eux, c’est la guerre. Mais le ministre de L’Intérieur, Jules MOCH, SFIO intervient avec NRJ. Il rappelle 30.000 réservistes, fait dégager les bassins miniers un / un, fait respecter la liberté du travail en faisant protéger les non-grévistes / des CRS  & armée. Le mvt s’essouffle & le 10 décembre 1947, la reprise du travail est générale. Cette issue du mvt de grèves engendre 1 new scission de la CGT avec la création en décembre de Force Ouvrière.

5)       La Reconstruction 

En octobre 1949, le Haut Commissariat au Ravitaillement disparaît., les restrictions sont levées peu à peu depuis janvier 1949. Mais la nécessité de la Reconstruction entraîne des durées hebdomadaires de travail supérieures aux 40 h légales ( + de 45 h en 1950 ). Au niveau éco, c’est le temps de la planification, grâce au Commissariat Général du Plan crée en janvier 1946. 1 plan incitatif & indicatif, fixant des ordres de grandeur & traçant qq gdes orientations. Il se définit donc / concertation entre les acteurs éco ( patrons, syndicalistes, fonctionnaires ) qui se rencontrent au sein de commissions sectorielles. Le premier plan entre en œuvre en janvier 1947, jusqu’ en 1950. Il met accent sur industrie lourde pour faire sauter les goulets d’étranglement qui entravent essor de la production : charbon, électricité, acier, ciment, transport & tracteurs. C’est le début de électrification du réseau SNCF, d’où des éco en charbon. La Compagnie du Rhône inaugure & construit 1 série de barrages, dont les ouvertures font la une des presses : Donzère- Mondragon / ex. La production industrielle connaît 1 taux de croissance annuel de 7% & l’éco profite du Plan Marshall ( 2000 MM de francs entre 1947 & 1952 ) pour rattraper son retard & amorcer son expansion.

6)       Premiers soucis coloniaux

C’est le temps de Union Française, créée en octobre 1946. Cadre rigide interdisant 1 accession progressive à l’indépendance. Président de droit est le Président de la République, élu / le seul Parlement français. Elle dispose d’1 assemblée formée de 50 % de Français & 50% de représentants des départements & territoires d’outre-mer & d’Etats associés [3]. Ses attributions sont purement consultatives. Des intentions généreuses dictent ses premières mesures : abolition du travail forcé en 1946 sur tous les territoires. Mais les dirigeants français n’ont pas perçu le mvt des peuples aspirant à l’indépendance, ni que la défaite militaire de 1940 a porté 1 coup terrible au prestige de la métropole. Sans compter la diplomatie américaine qui a pu jouer ds ce sens, Roosevelt au Maroc notamment, où il approuva le désir d’indépendance du sultan. Pourtant les premières mesures du gvt ont été novatrices : départementalisation de la Guyane, Réunion, Guadeloupe, Martinique en 1946, ordonnance de mars 1944 en Algérie. Français & musulmans sont désormais égaux pour accès aux emplois publics, 70.000 indigènes obtiennent la citoyenneté complète, tous les Algériens majeurs sont inscrits ds 1 second collège ( qui élirait 2/5 des assemblées ). Personne n’interprète alors comme signe d’1 chgt la victoire du MTLD Messali Hadj, extrémiste, aux élections pour Assemblée Nationale. En septembre 1947, est promulgué 1 new statut. 1 assemblée algérienne associe 120 élus, 60 pour chaque collège, le Français & le Musulman. Mais les pouvoirs publics trichent aux élections, bourrent les urnes, accréditant idée que la seule voie possible à 1 renégociation du statut de Algérie passe / la violence.

En Indochine, la situation est confuse. Les Vietminh créés en 1941 sont à la fois hostiles aux Français & aux Japonais. De 1941 à 1945, de véritables « zones libérées » se mettent en place partout, avec 1 densité forte au Tonkin. Le 9 mars 1945, les Japonais lancent 1 coup de force, massacrent des centaines de Français. Empereur d’Amman, Bao Daï se voit accorder 1 indépendance de fait. La conférence de Postdam décide d’1 régime provisoire d’occupation, de part & d’autre du 16ième //, avec Gb & Chinois. Ho Chi Minh déclenche 1 insurrection le 2 sept 1945 & proclame indépendance. Le corps expéditionnaire français débarque en oct avec Leclerc à sa tête, qui se lance ds 1 reconquête. Le 6 mars 1946, 1 accord est trouvé entre les Vietminh & le gvt : Vietnam est 1 Etat libre au sein de la future Union Française. Mais le Haut Commissaire d’ Argenlieu détache la Cochinchine du Vietnam, l’érige en république autonome  & en nov 1946, les troupes françaises bombardent Haïphong au prix de milliers de morts. La réconciliation devenue impossible, le 19 déc 1946, les Vietminh déclenchent 1 insurrection générale. L’éviction des ministres cocos en mai 1947 laisse les mains libres au MRP, qui incarne avec G BIDAULT 1 tendance néo-colonialiste, qui décide l’engagement militaire. En juin 1948, le gvt français accorde indépendance au Vietnam unifié présidé / Bao Daï. Le Laos & Cambodge deviennent des Etats associés. La France désormais se bat, en principe, pour consacrer la souveraineté du new Etat vietnamien & l’empêcher de basculer ds le camp coco. Car, en en oct 1949, a eu lieu 1 événement d’1 portée considérable : la victoire des cocos en Chine. Désormais, les rebelles vietminh dispose en Chine d’1 base arrière, d’instructeurs, d’armements. Le PCF en France dénonce la « sale guerre », bloque / des grèves, le ravitaillement des troupes.

De guerre coloniale, la guerre d’Indochine devient ainsi 1 épisode de la Guerre Froide. Les Américains apportent alors aux Français 1 aide considérable militaire & financière, au nom de la doctrine du containment. Jusqu’à 75% des dépenses ds les dernières années du conflit. En dépit de cette aide, les troupes françaises essuient des revers, bien que la présence du maréchal de Lattre de Tassigny, à la fois Général en chef & Haut Commissaire apporte 1 parenthèse ds cette période de revers : victoires, vietnamisation des troupes, bétonnage du Delta. Son départ coïncide avec 1 forte poussée des cocos, se terminant / la défaite de Diên Biên Phu, le 7 mai 1954. Pertes humaines considérables, guerre a traumatisé 1 génération d’officiers qui chercheront ds la voie de la subversion 1 parade à la pol des civils qualifiée d’abandon.

7)       L’instabilité parlementaire

Les gvts s’usent, car il n’est de majorité que de coalitions tjs précaires. Mais les hommes demeurent aux mêmes postes & se succèdent à eux-mêmes. Ex des Affaires Etrangères où Bidault & Robert Schuman alternent.  La Troisième Force est donc aux prises avec 2 forces pol qui sont capables d’attirer des foules considérables, le RPF / ex lors de ses assises annuelles à Marseille en 1948, à Lille en 1949, où le verbe, la verve gaullienne font merveille. Les élections législatives s’annoncent problématiques pour la Troisième Force. Ainsi s’explique la loi sur les apparentements. Lors du dépôt, les listes peuvent se déclarer apparentées. Elles peuvent alors rester distinctes, garder leur programme & leur clientèle, mais au moment de attribution des sièges, on additionne les chiffres obtenus / listes apparentées. Si le total atteint la majorité absolue des suffrages, elles emportent tous les sièges du dpt. Le PCF ne peut trouver personne à qui s’apparenter & le RPF dénonce le « régime des partis » se trouve peu ou prou ds la même situation. Les élections du 17 juin 1951 consacrent ce système : PCF ( 25 % des voix ), 1 centaine de députés, RPF ( 21% ), 117 députés & Troisième Force, 400 élus. Entrent aussi à la Chambre  des députés de droite ss étiquette Union des Indépendants Républicains, dont certains sont des fidèles de Vichy. On trouve le Centre National des Indépendants, droite parlementaire avec Paul Reynaud. Retour des modérés au pouvoir s’amorce avec la désignation de Antoine Pinay à la présidence du Conseil, qui restera du 6 mars 1952 au 23 décembre 1952, puis élection à la présidence de la République de René Coty, autre modéré en déc 1953.

 

A PINAY & Pierre Mendès France incarnent des gvts stables Le premier a laissé ds opinion publique 1 image durable, grâce à son emprunt exempt de droits de succession & exonéré sur l’or… Premier chef du gvt à n’avoir pas été ds la Résistance. Il préconise la gestion de Etat français comme celle d’ 1entreprise : défendre la monnaie, réduire le train de vie de Etat, combattre inflation, ne pas dépenser au-dessus de ses moyens.  Sur d’autres plans, son gvt ne détonne pas. Lutte contre les cocos sur le plan intérieur. C’est l’époque des gdes manifestations contre le Général RIDGWAY, avec arrestations, condamnations. En pol extérieure, solidarité atlantique. PMF est intronisé le 18 juin 1954. Il doit affronter la difficile résolution des problèmes coloniaux : le  conflit indochinois tout d’abord. La conférence de Genève se conclut / des accords le 21 juillet 1954 : partition du Vietnam de part & d’autre du 17ième //, tenue d’élections ds 2 ans. Les tensions au Maroc & Tunisie le portent sur 1 autre front. Le 31 juillet 1954, il prononce le discours de Carthage où il reconnaît autonomie de la Tunisie, qui accédera à indépendance le 15 juin 1956. Le 10 août, assemblée approuve sa politique. Tfs, sa volonté de s’adresser directement à la nation pour expliquer sa pol – avec la radio – déplaît à certains députés , la réputation de « bradeur de l’empire » qui va s’ajouter à son nom, affaiblissent sa position. Sa lutte contre l’alcoolisme ( suppression de la transmission héréditaire du privilège des bouilleurs de cru ) lui attire la haine des poujadistes. D’autant que les attentats & assassinats de la Toussaint 1954 en Algérie provoquent la stupeur. Le gvt réagit avec vigueur, augmentation des troupes stationnées ds ces 3 départements français, mais PMF nomme Jacques Soustelle ( oui, oui, l’historien ! ), dont la réputation de libéral effraie les partisans du statu quo colonial. Le 5 février 1955, son gvt est renversé.

8)       La querelle de la CED

 

CED ou communauté européenne de défense. En septembre 1950, la réunion du Conseil atlantique propose aux européens, soit 1 réarmement allemand, soit le désengagement américain de Europe. Seule la France est contre. 1 telle perspective, 5 ans après la fin de la guerre est pour les Français inenvisageable. Emerge alors idée de PLEVEN d’1 CED. Elle intégrerait des contingents nationaux ds des unités multinationales. Ainsi, des Allemands seraient armés, mais pas l’ Allemagne. Allemagne contribuerait à la défense européenne mais son gvt n’aurait pas la disposition d’1 outil militaire. La CED serait étape de unification de Europe, après l’industrie avec la CECA, la défense. Or, ce projet cristallise bon nombre d’oppositions. Le PCF est hostile à toute construction d’1 Europe occidentale, qu’il estime dirigée contre URSS, a fortiori sur la défense… De +, il mobilise le nationalisme gaulois prompt à s’émouvoir de toute ingérence étrangère : présence de soldats us sur le sol français [4], réarmement de l’ennemi héréditaire. Il trouve le renfort des gaullistes qui s’opposent à la dissolution de armée française ds 1 conglomérat cosmopolite & rappellent que la défense est 1 attribut de la souveraineté. La SFIO est partagée. D’1 côté, les opposants regroupés autour de V Auriol, Jules MOCH, Daniel Mayer. De l’autre, les partisans autour de Guy MOLLET qui considèrent la CED comme 1 étape cruciale vers la création des Etats Unis d’Europe [5]. Les radicaux connaissent les mêmes querelles intestines, Daladier & Herriot sont contre… Tandis que le MRP apparaît comme l’avocat convaincu du projet, moyen pour lui de résoudre antagonisme séculaire entre France & Allemagne & d’arrimer l’All occidentale à l’occident, & gage de l’indépendance de la future Europe.

 

Le traité est signé le 27 mai 1952. Le gvt doit donc le ratifier. Le débat s ‘ouvre le 30 août 1954. 1 question de procédure bouscule les débats. Le recours à la question préalable, qui est adoptée, provoque la fin de tt débat, la CED est morte. Ce qui entraîne, ss égide de PMF les accords de Paris qui aboutissent à la création d’1 armée teutonne. Assemblée ratifie ces accords avec seulement 27 voix de différence. PMF paiera en 1955 cette issue. Les uns, notamment les cocos, lui reprochent le réarmement alld, les autres, surtout les MRP ne lui pardonnent pas le « crime du 30 août ».

9)       Poujadisme & Front républicain

Le poujadisme est 1 mvt antifiscal qui s’inscrit ds 1 longue tradition de résistance à impôt : des révoltes contre la gabelle ou contre la dîme, à la fédération des contribuables des années 30 dirigée / Lemaigne-Dubreuil. Il débute à Saint Céré, petite ville située ds le Lot, où 1 commerçant Pierre Poujade, conseiller municipal, anime 1 mvt de résistance spontané à 1 contrôle de comptabilité. Très vite, ce mvt s’étend sur les environs & les départements voisins. Cette contagion peut être expliquée / arrêt de inflation depuis 1953 qui pénalise les commerçants, les contrôles efficaces des polyvalents ( agents des impôts ), l’apparition des premières gdes surfaces. En décembre 1953, Poujade crée Union  des Commerçants & Artisans ( UCDA ) qui obtient des succès notables ds les bourgs & petites villes méridionales, ds les vignobles du Languedoc & du Var, les arboriculteurs de l’ouest, les cafetiers, tous hostiles à la pol de lutte contre alcoolisme de PMF. C’est aussi toute 1 pop qui se sent exclue du chgt & s’estime victime de la modernisation. Puis Poujade à l’annonce des élections de janvier 1956 [6], constitue Union Et Fraternité Française, tout 1 programme. Car ce « brave commerçant » est enclin à lutter contre les parlementaires, contre influence étrangère ( les métèques, les juifs etc… il se signale d’ailleurs / des attaques antisémites contre PMF ) & développe 1 vénération du passé, d’ 1 France idéale & idéalisée, de la Communale, de Verdun, de la Paysannerie… Bref, 1 mvt populiste, autoritaire & nationaliste.

 

A gauche s’est constituée 1 Front Républicain, composée de la SFIO, forte de ses 110.000 adhérents, des Républicains sociaux ( des gaullistes ), d’1 partie des radicaux avec PMF, de UDSR avec François MITTERRAND. Le programme est le suivant : paix en Algérie, progrès social & poursuite de la modernisation éco. Ses adversaires sont le MRP, en pleine dérive droitièr