26.05.2008

QUELQUES NOTES

Voilà  quelques notes, à vous de faire votre moyenne.

Laure B. : 13

Julien G : 13 

Aisam : 10

Stéphany B. = 13 

BenoîT V: 8 (désolé)

Citoyen Louis : 12 

22.05.2008

Séparation Eglise et Etat

 Le document proposé est une lithographie en couleurs, de date imprécise, entre 1904 et 1905, réalisée par un auteur inconnu, mais très certainement anticlérical et assurément français. Cette lithographie est actuellement conservée et exposée au Musée Jean-Jaurès de Castres. Cette localisation ne doit pas surprendre, Jean Jaurès a été un député de Castres et est un enfant de la ville. Mais il est aussi un anticlérical ardent et a soutenu la politique du gouvernement Combes, nettement anticléricale. Le contexte peut se déduire de cette association. Les élections de 1902 ont amené un bloc des gauches au pouvoir. Le radical Combes, président du Conseil, est résolu à renforcer la République, fragilisée par l’Affaire, par une politique anticléricale. Il refuse toutes les autorisations demandées par les congrégations religieuses, et fait fermer 3000 écoles congréganistes. En 1904, il refuse le droit d’enseigner, de commercer, de prêcher, à toutes les congrégations, aussi bien celles qui sont autorisées que celles qui ne le sont pas. Le climat entre l’Eglise catholique et l’Etat est tendu, exacerbé par l’intransigeance du pape Pie X. Cette tension est aussi perceptible en France entre les catholiques et les républicains. Deux camps se dressent l’un contre l’autre. Dans ce climat est préparé un projet de séparation de l’Eglise et l’Etat.  En quoi ce document participe-t-il d’une culture politique à la fois laïque et anticléricale ?

 

I-EGLISE UN CORPS DEPRAVE ET DEBAUCHE

 

Plusieurs traits de ce document participent d’une culture anticléricale traditionnelle.

 

1/ Les ecclésiastiques, un corps dépravé et débauché

 

-          au premier-plan, un moine allongé, une bouteille à la main, est en train de ronfler. Il présente tous les symptômes de l’ivrogne, le nez rouge, signe d’une consommation régulière et conséquente d’alcool, et pas que du vin de messe, bien évidemment. Il est donc ivre-mort, cuvant son vin. Dans sa main, on voit une croix avec un verre gravée dessus

-          Le pape au centre du document, en guise d’encensoir, porte un tire-bouchon.

-          L’auteur dénonce donc la propension des ecclésiastiques à être des soulographes. Le fait de représenter avec des attributs d’ivrogne deux types différents d’ecclésiastiques suggère que tous les gens d’Eglise boivent. Ceci constitue un élément classique de l’anticléricalisme. L’immoralité imputée aux clercs est ainsi double, individuelle et collective, le pape représentant en outre toute l’Eglise !

-          Leur goût excessif pour l’alcool, conséquence de la pratique quotidienne de la messe (l’alcoolisme ecclésiastique est vue comme une maladie professionnelle, pourrait-on dire, si j’osais ! ) n’est pas le seul signe de débauche. Le moine est grassouillet, ce qui constitue un autre topos.

-          Le goût de la bonne chère est souvent dénoncé, essentiellement chez les moines. Cela pourrait être vu comme un trait qui les humanise et qui les rapproche du commun, dans un pays où l’on aime beaucoup manger. Fallacieuse apparence des choses. Il faut plutôt le voir comme une critique de ces moines, qui ne travaillent pas et qui s’engraissent du travail des autres. Le moine est un paresseux. Or, dans une société industrielle et bourgeoise, qui a le culte du travail, dans une économie qui repose sur la croissance et donc sur l’activité, insister sur l’inactivité des uns met en évidence le divorce patent qui existe entre le monde moderne et le mode de vie traditionnel du clergé, qui ignore le souci du lendemain. Une telle différence est bien mal perçue par les ouvriers dont les conditions de travail sont encore épouvantables en 1904-1905 et par certains bourgeois.

-          Richesse des ornements du pape, vieille critique, richesse de Eglise, qui naguère prélevait les dîmes et s’engraissait sur le dos des paysans, les dons, les aumônes, luxe insolent et indécent.

 

2/ Le clergé, une organisation d’ignares

-          sur les vêtements du pape, on discerne un âne assis sur un trône. Echo d’une vieille tradition, cf le Roman de Renart, cf Au nom de la rose, Sean Connery découvre un manuscrit avec des dessins du pape représenté sous les traits d’un cochon, ou d’un porc, voire d’un goret…

-          animalisation est un procédé classique pour accabler une personne ou une institution. Là encore, il s’agit d’un topos. Bestiaire, dans lequel on trouve très souvent le cochon « énorme monceau de lard ensoutané » qualificatif dans le Rappel des travailleurs, journal dijonnais, dans une édition du 13 juillet 1902, à propos d’un curé de Côte-d’Or), mais aussi le serpent, le corbeau… Tous ces animaux portent des images déplaisantes, l’âne étant un animal réputé pour sa bêtise, devenue proverbiale. Pape est aussi aveuglé par sa tiare qui lui bouche la vue, symbole premier de l’obscurantisme. Une cage est aussi dessinée sur ces vêtement, qui évoque évidemment, une prison…

-          L’Eglise est obscurantiste, contre les Lumières (le pape tourne d’ailleurs le dos aux lumières… du document !), contre le progrès scientifique et autre. D’où sa bêtise. Propos classique de l’anticléricalisme. Echo de ce contentieux ancien entre Eglise et science, entre papauté et connaissance, qui a produit une longue liste de martyrs (sans jeu de mots, quoique…). Eglise ennemie naturelle des sciences, dont elles ont toujours entravé le développement, car elle repose sur des dogmes ! Marcelin Berthelot écrit ainsi que l’oppression de l’Eglise date de plus de 1500 ans ! L’exemple idéal-typique est évidemment Galilée. Car, si la science travaille à partir d’hypothèses, d’observations, d’expériences, elle n’admet rien qui ne soit fondé sur la raison et sur une démonstration. Elle ne tient jamais rien pour acquis, jamais rien pour définitif. Expérimenter, vérifier, prouver telle est sa trinité à elle, qui s’oppose à la trinité, 1+1+1=1 1x3=1… Un croyant est obligé d’admettre des vérités intangibles puisées dans des écritures saintes ou dans la parole supposée infaillible d’un pontife (concile de Vatican 1, en 1870, le pape est réputé avoir toujours raison). La foi ne requiert ni preuve, ni loi, ni théorème, elle est un « coup d’Etat dans la science » pour reprendre une formule de Paul Bert. Bref, l’ecclésiastique et par là toute l’Eglise se ferme aux progrès (préhistoire qui bouleverse la chronologie biblique, avec l’exhumation des squelettes des dinosaures, avec Gabriel de Mortillet /ex)

 

La lithographie s’articule donc autour de quelques traits caricaturaux, la fainéantise, l’amour de la bonne chère, l’alcoolisme, l’obscurantisme.

II -EGLISE : UN CORPS QUI MENACE ETAT

1/ Un corps étranger

 

-          il faut nous intéresser là à la figure du pape, qui tient la république symbolisée par Marianne attachée par une corde.

-          Cette corde possède un nœud épais en son milieu. Que symbolise cette corde ? Quels sont les liens qui unissent Eglise à Marianne ?

-          Pape représente une institution étrangère, apatride, internationale, abstraite. Eglise dépasse, transcende la nation. Etant universelle, internationale, elle échappe doublement au contrôle de l’Etat, elle menace donc l’indépendance de la nation. Saint Siège a une politique dont les objectifs ne coïncident pas avec l’intérêt national et qui a souvent cherché à utilisé notre diplomatie et nos armées à ses fins propres. Ainsi, à plusieurs reprises au XIX, sur la question romaine, en 1849, 1860, 1870, 1873, la pression conjuguée du clergé, des évêques, des fidèles et de Rome  a été cause que la France a sacrifié ses intérêts véritables aux vues intéressées du pape et trahi ses amitiés italiennes, failli compromettre l’unité de la péninsule, elle, l’amie des nationalités opprimées, elle qui a forgé le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. En 1873, ultramontanisme a manqué précipiter la France dans une guerre avec la jeune Italie.

-           En outre, plupart des ordres religieux dépendent de supérieurs étrangers (ex des jésuites qui prennent leurs ordres directement du pape), beaucoup d’ordres ont leur maison mère en dehors des frontières. Entre les provinces de ces ordres, entre Rome et la France, circulent des hommes, des mots d’ordre, des fonds qui échappent à tout contrôle. Ce lien est donc une entrave, qui empêtre Marianne, qui l’empêche d’être totalement libre !

 

2/ un corps qui sape les citoyens et les familles

 

-          Mais le lien possède une autre menace, celle des fidèles, qui bien que citoyens français obéissent à une autre autorité que le gouvernement et l’Etat français. Il y a comme une cinquième colonne en France, au service de l’étranger. Ce lien est donc une dépendance ! Combes, d’ailleurs, fait révoquer des officiers et des magistrats soupçonnés d’être de trop fervents catholiques.

-          Maintenant, les familles, car ce lien existe aussi à l’échelle familiale. La confession échappe à la parole publique, au débat contradictoire, pression du confessionnal, une sorte de téléguidage, « parti prêtre »

-          Ce qui menace aussi la famille, prêtre s’interpose entre époux et épouse par la direction de conscience, pénètre par la confession dans les secrets des familles, y compris dans intimité conjugale, s’emparent de l’esprit des enfants, singulièrement des filles et les détachent de leurs parents.

-          Méfiance envers le vote des femmes, réputées servir le parti-prêtre

 

C// Eglise est une menace pour la nation et l’Etat. Il faut donc trancher le lien entre la nation et l’Eglise et donc entre l’Etat et l’Eglise.

III - D'OU NECESSAIRE SEPARATION EGLISE ET DE ETAT

1/ Une coupure franche

 

-          on voit Combes, en plein mouvement, une sorte de lutin plein de vigueur, avec une francisque s’apprêtant à trancher le nœud (allusion évidente au nœud gordien) reliant la pauvre Marianne empêtrée et la papauté honnie

-          nœud gordien = souligne et culture classique de l’auteur et la résistance de ce nœud, que seul une coupure énergique pourra rompre !!

-          francisque = symbole païen, gaulois, le peuple fondateur de la nation française et päien

-          Combes. Ancien séminariste, anticlérical, président du Conseil, a fait rompre les relations diplomatiques avec la Papauté en 1904, déposé un projet de séparation Eglise et Etat

-          Fin du régime concordataire adopté en 1901, budget des cultes doit être supprimé, Etat ne se mêle plus des affaires religieuses qui deviennent strictement privées. Plus aucun culte reconnu. Biens d’Eglise sont remis à des associations de fidèles, cultuelles qui devront en assurer la gestion.

-          Attitude du pape, tourné, le dos à Marianne, mouvement centrifuge dans la lithographie. Pape refuse le projet, adversaire irréductible. Refuse même ces associations.

 

2/ qui est une vieille idée française

 

-          personnage de Voltaire qui diffuse les lumières (toute une symbolique) sur Combes, homme qui a combattu l’intolérance religieuse, ex affaire Callas en 165, du Chevalier de la Barre.

-          Jean-François de La Barre est né en 1745, adolescent chahuteur et anticlérical. août 1765, le crucifix de bois qui ornait le Pont-Neuf est tailladé. L'émotion qui soulève les braves gens d'Abbeville est canalisée par Mgr de la Motte, évêque d'Amiens, qui lance un monitoire ordonnant aux fidèles de révéler, au juge séculier, tout ce qu'ils pourraient savoir de l'affaire, sous peine d'excommunication. Tous les dimanches, les curés haranguent ainsi les paroissiens, la tension monte. Personne n'a rien vu, mais plusieurs se souviennent que de jeunes fêtards n'ont pas salué la procession religieuse lors de la Fête-Dieu dernière. Trois noms reviennent : dont celui de Jean-François de La Barre. il a un alibi. Qu'à cela ne tienne, lors qu'on découvre, après perquisition dans sa chambre de l'abbaye, trois livres interdits dont le Dictionnaire Philosophique de Voltaire, voilà le coupable idéal. Le 4 juin 1766, le Parlement de Paris statue sur le crime d'impiété pour les trois compères. Moisnel, âgé de quinze ans est condamné à une amende, d'Etallonde est en fuite, il ne reste plus que le chevalier de La Barre. Le 1er juillet 1766, après avoir subi à nouveau la question (torturé), le chevalier est décapité et son corps jeté aux flammes. Voltaire tentera de le réhabiliter, en vain, seulement par la Convention, en 1794.

-          Vieux combat contre l’Eglise, qui a des parrains et des relais. Continuité avec le XVIII siècle ! Manière de montrer que la République poursuit et va terminer un combat ancien, et qu’elle s’inscrit dans l’histoire française bien au-delà de la Révolution

-          Triangle. Combat des franc-maçons aussi, qui ont soutenu la Révolution, ce qui légitime le combat, séparer Eglise et Etat est une idée révolutionnaire. Or, République est héritière de la RF. Combat a des alliés anciens et contemporains (32000 membres, plus libres-penseurs, les radicaux…) // déchristianisation de la société (progression nombre enterrements civils, 14% Lyon en 1896, plus de 25% en 1905)

-          Mesure énoncée par Gambetta aussi dans programme de Belleville en 1869

 

C//       -      crispation du pape qui dénonce un acte unilatéral

-          confiscation des biens des fabriques, clergé devient occupant sans titre des églises, illégalement donc, mais culte bénéficie loi 1881 sur les réunions publiques, ce qui permet d’apaiser les tensions

-          querelle va être exacerbée par la question des inventaires, passage église paroissiale sous tutelle mairie, et donc inventaire de son contenu pour le remettre à association cultuelle, violents incidents, dans Ouest, rebords SE du MC,Pays Basque, diocèse Arras, il faut enfoncer la porte des églises, un mort en Flandre !

            -   aujourd’hui, dernier dépositaire de cette culture anticléricale et républicaine est le Canard enchaîné, auquel votre chargé de td est abonné depuis… ses années estudiantines, la boucle est ainsi bouclée…

20.05.2008

PROGRAMME PARTI RADICAL DE 1907

PROGRAMME PARTI RADICAL

 

Plusieurs extraits du programme du parti Radical et radical socialiste, adopté en 1907. Catalogue de principes et d’idées destinés à être mis en œuvre quand la formation est au pouvoir. Mais il faut garder à l’esprit que tout programme est l’expression d’un rapport de forces, est la preuve d’un consensus, qu’il y a eu des tensions, des discussions, des oppositions et que le programme est parfois le plus petit dénominateur commun. Auteurs sont les délégués radicaux membres de la commission présidée par Edouard Herriot, Lyonnais, normalien présenté et adopté par le parti au congrès de Nancy en 1907. Depuis 1902, les radicaux sont au pouvoir, avec Emiles Combes devenu président du conseil en 1902-1905. Premier parti politique à être créé en 1901 (expliquer loi de 1901). Quelles sont les composantes de ce programme ?

I –UN PROGRAMME HERITE

1/ De la RF

 

-          héritier des idées de la RF, bloc comme a dit Clémenceau en 1902, toute la Révolution, attachement aux libertés fondamentales consacrées par DDHC et prolongées par Républiques

-          d’où leur nom, radix, retourner à la racine des choses et des événements, DONC à la RF mais aussi la terminer la RF, mais s’en inspirer encore et toujours

-          droit de propriété intangible

-         héritiers de la RF sont naturellement contre la Contre-Révolution, contre les ultras, agonis

 

2/ Du programme de Belleville

-          régime parlementaire qui grâce au SU se confond avec la République démocratique

-          pouvoir du parlement

-          exécutif suscite méfiance, 1877

3/ Pour une République qui se construit au jour le jour

-          se dessine une République libérale et démocratique

-          programme pragmatique, évolutif, non rigide, non fixé

- empilement de droits successifs, un socle 

 

II- UN PROGRAMME DU JUSTE MILIEU

1/ Equidistant du capitalisme sauvage

 

-          laissez faire, laissez-aller

-          excès à condamner, création d’un ministère du travail en 1906 / EX

-          « contre féodalités », on dirait les trusts aux EUA, cf Shermann Act de 1895 contre les trusts

 

2/ et de la révolution marxiste

-          ne croit pas à la lutte des classes

-          contre une révolution violente injustifiable dès lors qu’est établi le SU

-          reprochent aux socialos de vouloir abolir la propriété privée pour une propriété collective, collectivisme est un mot insupportable

-          répression contre le syndicalisme anarcho, 1906, Clémencea brise les grèves révolutionnaires de la CGT

3/ Une France des classes moyennes

-          celle des « petits »

-          petits commerçants et industriels, artisans, fonctionnaires, médecins et avocats, journalistes et petits propriétaires paysans

 

III- UN PROGRAMME REFORMISTE

1/ Poursuivre les réformes engagées

            -anticléricalisme, séparation Eglise et Etat en 1905, suppression des congrégations existantes, fibre anticléricale

-          droits aux femmes (attention ! contre vote des femmes, par anticléricalisme justement, car femmes guidées, téléguidées par le "parti prêtre")

-          condamnation à mort

 

2/ France de petits propriétaires instruits

-          idéal est une démocratie de petits propriétaires, maîtres de leurs outils de travail, le champ ou l’atelier, où nul ne sera plus salarié.

-          Bourgeoisie ouverte, grâce à l’instruction qui permettra à tous, paysans et ouvriers de rejoindre ses rangs

-          Pour la méritocratie républicaine, les bourses qui récompensent les enfants des humbles

 

3/ Pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes

-          contre colonialisme de conquête, cf Clémenceau

-          geler les conquêtes

-          arbitrage, négociation, pas de nationalisme revanchard, peur de la guerre propice à toutes les aventures politiques, cf solidarisme de Léon Bourgeois, qui dans les congrès à la Haye, fin XIX, développe l'idée d'une SDN, d'un forum permanent des nations où la  discussion continuelle rendrait caduque le droit du plus  fort, contre les traités secrets et léonins, sources belligènes.

 

19.05.2008

corrigé sur proclamation de Louis Napoléon Bonaparte

Extraits d’une proclamation affichée sur les murs, adressée nommément aux citoyens français, le 2 décembre 1851, par des participants au Coup d’Etat dirigé par LNB, et rédigé notamment par lui-même. Né en 1808, fils du frère de Napoléon, adopté par le Grand Napoléon, qui l’aimait beaucoup, élevé en Suisse dans des idées libérales et dans le souvenir de son grand-oncle. Il mène une vie aventureuse de révolutionnaire impénitent, participe au mouvement national italien. Il embrasse la carrière militaire, tente plusieurs coups d’Etat, comme en 1840. Il est interné à Ham, où il découvre et les idées socialistes. Il rédige une brochure De l’extinction du paupérisme. Proscrit, se réfugie en Angleterre. Revient en France grâce à amnistie, élu député en juin et en septembre 1848. Pris pour un imbécile par tous, mais polyglotte (il parle quatre langues) et fin manœuvrier politique, il est élu triomphalement à la présidence de la R en décembre 1848. Rapidement, il échappe au parti de l’Ordre qui a soutenu sa candidature et apparaît comme « un Napoléon du peuple ». Il entre en conflit à différentes reprises avec l’Assemblée, au nom du programme à appliquer mais aussi parce qu’il veut réviser la Constitution, car elle lui interdit de se représenter tout de suite après la fin de son mandat. Il est alors acculé au CE, qu’il prépare avec quelques-uns, qu’il repousse deux fois, pour le lancer le 2 décembre. Imprimerie encerclée, proclamations sont divisés (ouvriers typographes républicains), arrestation de parlementaires hostiles comme Thiers / ex. Comment présente-t-il aux citoyens français son coup d’Etat ?

I – UNE SITUATION DE CRISES

1. Le spectre de la guerre civile
§ Peur des rouges dans les campagnes, les partageux, Ratapoil dans les caricatures incarne la peur qu'ont les notables et les possédants
§ Peur d’une nouvelle Terreur, pouvoir populaire violent, rassure les notables, car 200 républicains à l'assemblée, et poussée socialiste
§ Peur du vide, « échéance épouvantable de 1852 »

2. Une assemblée réactionnaire
§ Lois contre le peuple, droit de vote restreint à ceux qui ont plus de 3 ans de DF, retire un tiers du corps électoral, 31 mai 1850, 9,6 M à 6,8M
§ Conflit institutionnel et même constitutionnel, révision échoue en juillet 1851, majorité des ¾, seulement 348/700
§ Aspect anti-parlementaire du bonapartisme, les « bavards »

3. La poussée des royalistes
§ Opposition des ultras, spectre d’une monarchie qui reviendrait, hostile à la France moderne et à ses avancées, lancent idée d’une Restauration surtout après mort de Louis-Philippe en août 1850, son fils soutenu par notables, intransigeance du Comte de Chambord
§ Spectre clérical, loi Falloux

II – QUE LE COUP D’ETAT DENOUE…

1. Dissolution de l’assemblée
§ Seul acte anticonstitutionnel du coup d’Etat

2. Appel au peuple
§ Classique méthode bonapartiste, restaure le SU, les F sont appelés citoyens

3. Délégation des pouvoirs constituants
§ Pouvoirs constituants, temporaires, image du Consulat
§ Peuple aura le dernier mot pour ratifier ou s’opposer, plébiscite

III – POUR REMPLIR UNE GRANDE MISSION

1. Achever la Révolution
§ Citation de NB du 18 Brumaire, mettre fin au cycle des violences. Stabiliser la société, inscrire l’héritage révolutionnaire dans la société et la pratique politique (souveraineté populaire, isonomie, libérateur des peuples…), car seuls les régimes bonapartistes ont échoué à cause de forces extérieures !

2. créer des institutions stables
§ exemple du Consulat, // Directoire et République, inflation, misère, chômage,
§ direction collégiale, régime d’assemblée, des nantis, des bourgeois
§ Consulat : toujours la république !!

3. Assurer la prospérité
§ « besoins légitimes » du peuple, les satisfaire, leur donner de l'emploi, un avenir, un espoir.
§ brochure sur l'extinction du paupérisme, mais aussi exemple anglais, moderniser la France, LNB est un saint-Simonien (partisan de intervention Etat dans vie éco), comment ? Comme son grand-oncle, intervention de Etat (grands travaux…) mais aussi libéralisme éco, conciliation des deux

16.05.2008

Pour mes truculents étudiants et mes charmantes étudiantes du groupe 2

Le rattrapage de mon cours soporifique et ennuyeux aura lieu lundi de 14h30 à 16H00, il n'y avait pas de salle libre avant. Vienne qui pourra.

Bonnes révisions ce weekend ! 

14.05.2008

Pour Louise P., doc à rendre la semaine prochaine

1. Ma chère Louise, voilà le document promis depuis une semaine, mais comme on dit dans mon Var, la terre est basse et l'homme fatigue à se relever (proverbe assez obscur pour ne pas dire absons, j'en conviens, mais avec l'accent, c'est mieux !)

2. Rédige l’introduction complète du commentaire du document APPIEN, Guerres Civiles, II, 9 et 13-14.

3. Explique les termes et les expressions soulignés, en rédigeant tes réponses et en tenant compte du contexte.

 

«  Pompée, revenant de ses campagnes contre Mithridate, au faîte de la gloire et de la puissance, voulait que les nombreuses donations qu’il avait accordées à des rois, des princes et à des cités fussent confirmées par le Sénat. Mais par jalousie la majorité des sénateurs s’y opposa, et surtout Lucullus, qui, avant, Pompée avait guerroyé contre Mithridate et estimait l’avoir laissé très affaibli à Pompée et déclarait que la victoire sur Mithridate était son œuvre à lui. Lucullus trouva le soutien de Crassus. Indigné, Pompée se rapprocha de César et lui jura de contribuer à lui obtenir le consulat. Ce dernier eut vite fait de réconcilier Pompée avec Crassus. Et les trois hommes, qui disposaient du plus grand pouvoir dans tous les domaines, mirent en commun leurs moyens. Varron narrant dans un ouvrage le récit de cette entente l’intitula « le monstre à trois têtes ». Le Sénat, qui les regardait d’un œil soupçonneux, pour contrer César, lui fit élire comme collègue Lucius Bibulus […]

On le choisit pour gouverner la Gaule, tant cisalpine que transalpine, pour une durée de cinq années, et, pour les besoins de son gouvernement, on lui confia quatre légions. »

Document à commenter pour quelques étudiants courageux

Voilà le document avec j'espère... une meilleure résolution que sur le fichier initial.

la séparation de l'église et de l'état

 



 

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